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11 février Conférence nationale du handicap

15 ans après la loi importante voulue par le Président Chirac, Hanploi reste mobilisé à l’occasion de la Conférence nationale sur le Handicap. Discrimination au travail, harcèlement, difficulté de reconnaissance du handicap invisible, est le quotidien de trop nombreux citoyens. Un vrai plan d'action est attendu à l'issue de cette conférence.

La Conférence nationale du handicap a été mise en place par la loi de 2005 afin de débattre des orientations et des moyens de la politique concernant les personnes handicapées. Elle se réunit tous les trois ans.


15 ans après la loi de 2005. Cette année se présente comme symbolique et les annonces qui seront faites à cette occasion seront très attendus. Cette conférence va s'articuler autour des 5 grands chantiers déployés en 2018 :


1. Améliorer les conditions d'octroi de la prestation de compensation du handicap (PCH)
2. Trouver des alternatives au départ de citoyens français en Belgique.
3. Revoir le statut et la gouvernance des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)
4. Mieux prendre en charge les besoins des enfants handicapés en simplifiant le dispositif d'allocation.
5. Assurer une pleine représentation des personnes en situation de handicap dans la construction des politiques publiques.

Un actif sur deux sera concerné par une situation de handicap au cours de sa vie (suite à un accident, une maladie ou une blessure). Nous devons tous être mobilisés pour que les personnes en situation de handicap puissent exercer pleinement leur citoyenneté. Hanploi se mobilise sur le volet de l'emploi. L'accompagnement, le maintien dans l'emploi, la lutte contre les discriminations et la reconnaissance d'un handicap (souvent invisible) est notre cœur d'action.


La difficulté au retour à l'emploi est plus marquée quand on présente une situation de handicap. 2 millions de personnes en situation de handicap vivent du coup, sous le seuil de pauvreté alors que pouvoir vivre dignement doit être l'affaire de tous. Il est vrai que depuis 1975, l’allocation adultes handicapés (AAH) a pour vocation de garantir un minimum de ressources à des personnes qui, du fait de leur handicap, sont en incapacité totale ou partielle de subvenir à leurs besoins de vie courante. C’est la situation de handicap de la personne qui fonde l’accès à la prestation et non sa seule situation de vulnérabilité sociale, comme c’est le cas pour le revenu de solidarité active (RSA) L'AAH diffère des autres minima sociaux : elle répond à l’inégalité de destin, à la perte de chances des personnes en situation de handicap, et au principe de la solidarité nationale. Ces acquis fondamentaux des lois n° 75-534 du 30 juin 1975 et n° 2005-102 du 11 février 2005 sont aujourd'hui dans le débat. Il est essentiel de ne jamais considérer l'AAH comme un minima social mais comme une prestation de sécurité sociale. De même, alors que s'annonce une réforme des systèmes de retraites, il est urgent de s'interroger sur la question spécifique des seniors en situation de handicap sur le marché de l'emploi comme sur la question de pénibilité associée au handicap...


Cette conférence « est un acte qui nous engage dans l’exécution sur la fin du quinquennat. Nous allons y réaffirmer que le handicap est la priorité du quinquennat et nous donner les deux ans finaux pour travailler » souligne Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, qui demande à tous « de participer activement ». Aujourd'hui, l’égalité réelle visée par la loi de 2005 n'est pas atteinte alors soyons au rendez-vous pour une société plus inclusive !